Ma compagne qui maintenait une distance savamment dosée entre nous, sans trop avoir l’air d’y toucher, m’a fait découvrir les vertiges du doute, de la peur d’être abandonné. Puis elle m’a quitté au meilleur moment, pour elle.
Une relation de travail a littéralement cherché à m’hypnotiser pour me soutirer des renseignements et m’entraîner dans la foule trop nombreuse et à peine imaginable de ses anciens amants désespérés qui la harcèle quotidiennement au téléphone.
Âmes perdues et cœurs brisés : bienvenue au club !
Sans la lecture de tous ces livres et ces mois de réflexion, je n’aurais jamais pu prendre le recul nécessaire pour comprendre ce qui se passait. Et j’aurais rejoint le lot des hypnotisés.
Après la dépression et l’arrêt de travail, je déménage et commence une nouvelle vie.
Réveil en sursaut ! A moi mon blog !
Ma nouvelle voisine aux cheveux courts considère qu’il est normal de faire la fête jusqu’au milieu de la nuit. J’ai essayé de discuter. Une fois. Et j’ai compris. Je ne parlerai plus jamais avec elle. C’est inutile. Quand les forces de l’ordre se déplacent et cherchent à raisonner l’individu, ils n’y parviennent pas. « Mais enfin, on ne va quand même pas m’empêcher de faire la fête ?? ».
Réveillé en sueur au milieu de la nuit, encore une fois. Le cœur qui bat la chamade.
Une attaque psychologique de plus. Impossible d’y échapper. Je n’ai plus la force de déménager. Plus envie de discuter. Mais je ne me laisse plus faire, il y a encore des lois archaïques qui me protègent. Celles de l’ancien monde. Celui de la république des justes.
Si je n’avais pas lu l’article de Marie France Hirigoyen sur la « banalisation de la perversion », j’aurais pu penser que j’étais anormal.
Mais au fait, suis-je encore « normal » ?
La norme a changé. Je suis inadapté. Respectueux des autres. Ne voulant ni faire souffrir, ni déranger.
Les nouveaux anormaux, dont je suis fier de faire partie s’uniront un jour et renverseront la tendance par la force des mots.
Liberté face à la manipulation des araignées.
Egalité pour répondre à l’égoïsme des harceleurs qui aiment tant leur argent.
Fraternité avec ceux qui me ressemblent et me soutiennent.
Ceux qui restent et qui gardent espoir.
Je garde espoir. Car je sais que je ne suis pas seul.
Nous les replongerons dans l’ombre de la honte, vers ce recoin sombre qu’ils n’auraient jamais dû quitter.